Le contexte

Le contexte :
Le 10 mai 1940, Hitler déclenche une offensive foudroyante sur le front de l'ouest mettant fin à la "drôle de guerre".
Nos troupes, désorganisées, ne peuvent contenir l'ennemi et la France est envahie. À son tour, l'Italie déclare la guerre le 10 juin.

Le président du conseil, Paul Reynaud, démissionne, remplacé par le maréchal Pétain le 17 juin. Celui-ci demande aussitôt l'armistice qui est signé le 22 juin.
Le gouvernement de Vichy est instauré le 10 juillet 1940.

Après sa défaite, la France est divisée en deux zones par une ligne de démarcation : au nord la zone occupée, au sud la zone dite "libre".

Sous l'occupation, la vie des français devient de plus en plus difficile.

Le 17 juin, le Général De Gaulle quitte la France pour l'Angleterre, qui n'a pas déposé les armes, et lance le 18 juin sur les ondes de la B.B.C. son appel à la résistance.

Les candidats à l'évasion.
Ils seront environ 33 000. Essentiellement des militaires voulant joindre les Forces Françaises Libres, des juifs poursuivis et menacés de déportation, les opposants fuyant le régime de la France de Vichy et désirant se rallier à la cause de la France Libre, des aviateurs abattus sur les territoires occupés souhaitant rejoindre les forces alliées, des prisonniers de guerre évadés, des réfractaires au service du travail obligatoire...

Tous ceux qui désirent poursuivre la lutte et toutes les personnes fuyant les persécutions se dirigent alors vers les Pyrénées et l'Espagne ; la chaîne formant une frontière naturelle aisément franchissable.

Cette situation ne dure pas, les américains débarquent le 8 novembre 1942 en Afrique du Nord.

Les allemands envahissent alors la zone libre le 11 novembre 1942 et créent, dès février 1943, une zone interdite de 20 kilomètres de profondeur le long de la frontière pour contrôler et interdire les passages.

La chronologie du passage.
Les candidats au passage arrivaient à Saint-Girons, terme de leur première étape. Ils devaient à ce moment-là trouver un hébergement et un contact pour leur faire rencontrer un 1er passeur qui les feraient rentrer dans la zone interdite (zone tampon de 20 km entre la France et l'Espagne créée  en novembre 1942).

Arrivés en zone interdite un autre passeur les prenait en compte pour leur faire passer la frontière espagnole. Une fois arrivés en Espagne, les autorités espagnoles les arrêtaient et les incarcéraient dans diverses prisons durant plusieurs mois (2 à 8 mois suivant la période et la nationalité). À l'issue, mis en contact avec la Croix-Rouge sous un régime de résidence surveillée, ils pouvaient négocier leur passage pour rejoindre les forces alliées.